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Le déménagement du Conservatoire et le Prix de Rome de Lili Boulanger à travers la revue Musica

 

La revue mensuelle Musica (octobre 1902 – août 1914) est la première revue illustrée consacrée à la musique en France et en Europe. Les suppléments « Album Musica » sont dédiés aux partitions. Dans deux numéros, trois regards témoins de leur temps décrivent les élèves du Conservatoire, critiquent un déménagement vers un lieu inadapté (acoustique, infrastructures) et saluent la victoire de Lili Boulanger, première femme à remporter le prix de Rome et la résidence à la Villa Médicis.

Dans le numéro spécial des Conservatoires d’août 1911 (n°107), à la page 8, Gaston Magny dresse avec humour le portrait de l’élève type. Au centre une photo de Fauré « prenant, sur les bords du lac de Zurich, un repos bien gagné après le labeur ingrat des concours ».

Musica n°107

Musica n°107. Numéro spécial Les Conservatoires

Musica article élève type

Article « L'élève au Conservatoire »

Quelques pages plus loin, Raymond Charpentier déplore le déménagement du Conservatoire (nécessaire mais trop hâté) vers un ancien collège jésuite de la rue de Madrid.
En effet, en 1911 le Conservatoire National de Musique et de Déclamation a déménagé du faubourg Poissonnière vers la rue de Madrid. Il ouvre alors ses portes à de nouvelles disciplines, de nouveaux répertoires et plus de mixité, tout en étant le témoin de grands changements de société.

Article déménagement

Article « Le Conservatoire a déménagé »

 

Le numéro 131 d’août 1913 salue la victoire de Lili Boulanger, première femme à remporter le prix de Rome et la résidence à la Villa Médicis.

Musica n°131

Musica n°131

Musica Dessin Lili Boulanger

Les lauréats du Prix de Rome, Mlle Lili Boulanger et M. Delvincourt

A la page 153, un article progressiste d’Émile Vuillermoz intitulé « La guerre en dentelle », lui est consacré.

Musica Article Lili Boulanger

Article « La guerre en dentelles »

Musica Dessin Lili Boulanger

Portrait de Lili Boulanger (pages 158-159)

Sur sa feuille de concours, le peintre réputé M. Flameng, de l'Institut, s'est amusé à tracer ce délicat portrait de Mlle Lili Boulanger, pendant que la jeune artiste faisait exécuter son oeuvre.