« Cette tête de l’homme du peuple, cultivez-la, défrichez-la, arrosez-la, fécondez-la, éclairez-la, moralisez-la, utilisez-la ; vous n’aurez pas besoin de la couper. »
C’est par cette profession de foi que se conclut de manière explicite la nouvelle de Victor Hugo, Claude Gueux.
Condorcet, un modèle

Robert Badinter partage avec l’auteur de Claude Gueux la même foi dans l’éducation. En 1989, il publie avec Elisabeth Badinter un ouvrage consacré à l’une des grandes figures des Lumières, Nicolas de Condorcet. Durant la Révolution française, Condorcet est l’un des promoteurs de l’instruction. Son ambition : éclairer les hommes et en faire des citoyens.
On prête à Victor Hugo cette phrase : « Chaque fois qu’on ouvre une école, on ferme une prison. » De son côté, l’écrivain Mark Twain aurait écrit : « Celui qui construit une prison doit savoir qu’on ne la fermera plus. »
