Les courants modernistes qui émergent au début du XXe siècle et se radicalisent après 1945 ont laissé une empreinte durable sur la pensée musicale. Objets de culte ou de rejet, les grandes figures qui ont marqué cette époque mouvementée ont exercé une emprise telle qu'il était difficile, pour les générations qui ont suivi, de se construire sans prendre position à leur endroit. Ils ont certainement été, en un sens, ce que René Char appelait, de "grands astreignants". Aujourd'hui, le regard qui se porte sur eux est sans doute plus apaisé, les enjeux d'aujourd'hui sont si différents de ce qu'ils étaient il y a encore vingt ans. Ce parcours propose de croiser les regards sur ces musiciens qui, adulés ou haïs, ont eu l'immense mérite de ne laisser personne indifférents.


Schoenberg, Peindre l'âme

L'exposition proposée en 2018 par le Musée d'art et d'histoire du judaïsme montre une double évolution de notre regard sur le père du dodécaphonisme. D'une part, il n'est plus seulement perçu comme un théoricien de la modernité mais comme un musicien complet. D'autre part, son oeuvre picturale, longtemps dénigrée, est aujourd'hui reconnue comme une part significative de sa création.


Schoenberg et psychanalyse

L'école de Vienne est contemporaine d'une autre révolution du monde intellectuelle, issue du même creuset : la psychanalyse. Michel Imberty tente d'établir des passerelles entre ces deux univers qui, en apparence, n'ont pratiquement pas communiqué entre eux. Un article proposé par la Maison des sciences de l'Homme Paris-Nord.


Anton Webern au Festival d'automne

Les programmes du Festival d'automne sont bien plus que de simples programmes. Ils offrent bien souvent des présentations et des analyses qui donnent de précieuses clés pour une première approche des musiciens honorés par le Festival. C'est particulièrement vrai de cette plaquette dédiée à Anton Webern.


Anton Webern, Opus 27

L'analyse de cette pièce emblématique du disciple de Schoenberg est un exercice périlleux. D'un sérialisme strict, elle est bien loin de se réduire à l'application scolaire de techniques dodécaphoniques. Edmond Costère y ajoute une complexité : proposer, de cette pièce, une analyse "d'un structuralisme, en quelque sorte, viscéral", inspiré de Claude Levi-Strauss.

 

Frédéric Durieux, "A Bruno Maderna"

Décédé prématurément dans un accident de voiture, Bruno Maderna est peut-être le compositeur le moins connu de ce qu'on a appelé "l'école de Darmstadt". A travers son analyse de Quadrivium, disponible sur son site personnel, Frédéric Durieux rend hommage à ce compositeur aussi attachant que déroutant.


François Meimoun, Entretien avec Pierre Boulez

Sortir du culte pour retrouver le musicien. C'est tout le projet de François Meimoun qui, à travers cet entretien, tente de retracer le cheminement du jeune Pierre Boulez au sortir de la guerre. Article disponible sur le site Musicologie.org.


Exposition Pierre Boulez

En 2015, la Philharmonie de Paris consacrait une exposition très documentée au compositeur de Sur incise. Le dossier de presse mis à disposition par l'institution offre un bel aperçu de cet événement et des éclairages inédits sur le parcours du compositeur.


Jean Barraqué
A l'occasion de la création de l'opéra Melos, écrit trente ans auparavant par le compositeur prématurément décédé, Laurent Feneyrou propose une analyse détaillée de cette oeuvre qui témoigne, à sa façon, du sérialisme "proliférant" que rêvait Barraqué. Un article proposé par le site Dissonance.ch.


Stockhausen, la mesure du temps

La question du temps est centrale pour Karlheinz Stockhausen. Le site Erudit.org restitue un entretien de 1958 avec Maryvonne Kendergi, initialement diffusé sur les ondes de Radio-Canada.


Giacinto Scelsi aujourd'hui

Longtemps resté dans l'ombre de l'avant-garde sérielle, la musique de Scelsi a eu un impact profond, quoique tardif, sur la musique de la seconde moitié du XXe siècle puisqu'il a largement contribué à l'essor du courant spectral dans les années 1970. Un dossier réalisé par le Centre de documentation sur la musique contemporaine (CDMC), et mis à disposition par l'éditeur multimédia Symétrie.


Musique en jeu (manifeste)

Le moment "Musique en jeu"

La revue Musique en jeu, qui a paru de 1970 à 1978 sous la direction du musicologue et producteur de radio Dominique Jameux, fut un espace de réflexion privilégié pour la création musicale, non seulement pour ce qu'il a été au carrefour des différents courants qui coexistaient alors mais également pour son approche transdisciplinaire. Le manifeste qui a accompagné la naissance de la revue est disponible sur Persée. De son côté, le musicologue Nicolas Donin revient sur "le moment Musique en jeu" sur le site Erudit.org.