Premiers témoignages-4

#MemoireDeConfinement

 

Dans le cadre de l'initiative #Eurobalcon, lancée par les deux conservatoires nationaux supérieurs de Paris et Lyon, Bartu Ozsoy a collaboré avec Yannis Papayannis, un artiste grec vivant au Royaume-Uni.

Ici, Yannis Papayannis dessine pendant que Bartu joue le Te Deum de Marc-Antoine Charpentier.

 


 

 

Depuis le 16 mars mon rythme de vie a changé, mes tâches professionnelles s'ajoutent à mon quotidien à domicile, télétravail oblige, et il m'a fallu trouver une nouvelle organisation.
Sans surprise, n'ayant plus mes collègues sous la main, la visioconférence a fait une entrée dans ma vie. Une fois tous les aménagements informatiques réglés, j'ai profité de ce confinement pour rattraper le retard accumulé dans la mise en ligne des archives audio du Conservatoire. Moi qui ne trouvais pas le temps de me mettre au catalogage en RDA, je suis devenue (presque) experte en la matière... ainsi qu'en dépannage de mon imprimante personnelle... ce qui m'a amenée à regretter l'absence de possibilité de signer des bons de commande électroniquement. Parmi les points positifs, je suis plus concentrée qu'à la médiathèque car jamais interrompue  et je trouve que le partage des informations et documents se fait davantage qu'avant. Par contre le télétravail est vite fastidieux, fatiguant et les contacts avec les collègues sont hachurés.
En conclusion, le télétravail, oui, mais pas tous les jours !

 

 


 

Comment ai-je vécu ce confinement 2020 ?
Le 16 mars 2020, le président de la République Emmanuel MACRON, annonce aux Français le début du confinement…
Nous devons rester chez nous !
Personne fragile, je fus (bien que mon service, mes collègues et mon travail me manqueraient) « prise de court ».
Ma seule crainte était de contracter le virus COVID-19 en prenant les transports en commun.
Toutefois, je savais que je n’étais pas la seule dans ce cas.
Les solutions professionnelles proposées par ma hiérarchie m’ont permis de ne pas rester isolée.
En effet, des groupes ont été formés en prévision de l’organisation de la reprise des activités professionnelles à distances, tels que :
- le télétravail, le jeudi nous nous retrouvions en visioconférence afin de déterminer ensemble une stratégie adaptée à toute l’équipe.
- plusieurs groupes ont été formés, et je fus dans le groupe organisation du retour (au travail) ; le second groupe « protection des documents » ; le troisième « les 30 ans de la médiathèque » et enfin le 4ème « recettes des Antilles ».
Cette expérience nouvelle, m’a permis de faire un travail sur ma personnalité, gérer mon hyperactivité, apprendre à me poser, avoir plus la Foi et vivre différemment ma spiritualité.
En conclusion, je ressors de ce phénomène mondial PLUS FORTE ET GRANDIE !!!

 


 

 

Lorsque le confinement a été déclaré, j’ai été, comme tous mes collègues, totalement surpris et d’autant plus démuni que je ne suis pas connecté à Internet chez moi. Je ne possède pas non plus de télévision et mon seul contact avec l’extérieur consiste dans un téléphone portable. Comme je travaille tous les jours devant un ordinateur en temps normal, je n’avais pas jugé utile jusqu’à maintenant d’en posséder un en privé. J’ai toujours préféré vivre entouré de livres et de CDs.
C’est un choix de vie qui s’est révélé problématique sur le coup, mais j’ai pu tout de même rester en contact avec le reste de la Médiathèque, grâce à mon portable. De fait, les livres sont devenus la solution à mon isolement. Ils m’ont permis d’approfondir mes connaissances musicales, puisque j’avais désormais tout le temps nécessaire pour les étudier. J’ai pu également grâce à eux participer à un projet commun de la Médiathèque en résumant des biographies, puis en les enregistrant par téléphone auprès d’un collègue bien équipé, afin qu’elles puissent être diffusées comme une radio pour tous les personnels du Conservatoire souffrant du même isolement. Cette tentative nécessite encore aujourd’hui d’importants bricolages techniques pour aboutir, mais elle m’a permis de ne pas voir le temps passer, puisque la mise au point des textes devant servir à ces futurs émissions de radio m’a longuement occupé.
Malgré le caractère stressant des événements je n’ai pas été paniqué et j’ai pu rassurer quotidiennement la famille sur mon état de santé. J’ai eu la chance d’avoir plutôt bien vécu cette période difficile pour beaucoup.